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Onze personnalités des domaines des sciences et de la culture sont honorées

Québec, le 8 novembre 2006 – Lors de la cérémonie de remise des Prix du Québec, qui a eu lieu cet après-midi à l’Assemblée nationale, le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, M. Raymond Bachand, et la ministre de la Culture et des Communications, Mme Line Beauchamp, ont rendu un hommage particulier à onze personnalités pour leur contribution exceptionnelle au développement scientifique et culturel du Québec.

« La présentation des Prix du Québec est un événement prestigieux au cours duquel le gouvernement démontre sa reconnaissance envers des hommes et des femmes exceptionnels, qui font figure de phares, grâce à l’excellence et à l’originalité de leurs réalisations. C’est l’occasion, au nom des Québécoises et des Québécois, de rendre hommage à ces onze lauréats, qui contribuent à la vigueur de notre culture et à l’évolution constante de notre savoir-faire scientifique. L’œuvre qu’ils ont accomplie dans leur domaine d’activité respectif est facteur d’enrichissement collectif », ont souligné les deux ministres.

Les cinq prix scientifiques

  • Le prix Léon-Gérin (sciences humaines) est attribué à H. Patrick Glenn, professeur de droit comparé à la Faculté de droit de l’Université McGill depuis plus de 35 ans. L’œuvre de cet intellectuel se distingue par son envergure, ainsi que par le regard novateur et inclusif qu’il pose sur le droit, un regard qui révèle l’interdépendance des ordres juridiques contemporains.
  • Le prix Armand-Frappier (développement d’établissements de recherche, administration ou promotion de la recherche) est remis à Fernand Labrie, chercheur de renommée internationale dans le domaine de l’endocrinologie moléculaire et du cancer. Le docteur Labrie dirige depuis plus de 24 ans le Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL). Grâce à sa détermination, le cancer de la prostate peut maintenant être guéri lorsqu'il est diagnostiqué tôt et traité immédiatement après le diagnostic.
  • Le prix Wilder-Penfield (sciences biomédicales) est accordé à George Karpati, qui a consacré sa carrière à l'étude des troubles neuromusculaires et plus particulièrement des dystrophies musculaires. Ce réputé chercheur a apporté une contribution exceptionnelle au développement de la recherche ainsi qu’à la formation de chercheurs et de médecins, qui travaillent maintenant au Québec, au Canada ou dans plusieurs autres pays du monde.
  • Le prix Lionel-Boulet (recherche et développement en milieu industriel) est attribué à Yvan Guindon, éminent chercheur, chimiste et administrateur de haut niveau. Il a acquis une grande renommée, grâce à ses recherches en chimie thérapeutique qui sont à l’origine de plus de 45 brevets. Le docteur Guindon est considéré aujourd’hui comme l’un des chefs de file mondiaux dans le domaine des radicaux libres. Il s’est également fait valoir par la mise au point de médicaments antiviraux, liés notamment au VIH et à l’herpès.
  • Le prix Marie-Victorin (sciences de la nature et du génie) est décerné à Lawrence A. Mysak, sommité internationale dans le domaine de l’océanographie et des changements climatiques et chercheur prolifique depuis près de 40 ans. Ses recherches sur le déplacement des glaces de l'Arctique permettent de mieux comprendre le réchauffement de la planète, une préoccupation mondiale.

Les six prix culturels

  • Le prix Paul-Émile-Borduas (arts visuels, métiers d’art, architecture et design) est remis à la photographe Angela Grauerholz dont l’œuvre, à travers des images fixant à jamais des instants fugitifs, construit subtilement une série de récits fictifs sur la mémoire et l’histoire.
  • Le prix Denise-Pelletier (arts de la scène) rend hommage à la comédienne Hélène Loiselle qui a imprégné notre imaginaire collectif par la finesse, la diversité et la puissance de ses interprétations à la scène comme au petit et au grand écran, que ce soit dans À toi pour toujours, ta Marie-Lou de Michel Tremblay ou Les Ordres de Michel Brault.
  • Le prix Athanase-David (littérature) est attribué à Mavis Gallant, écrivaine anglophone née à Montréal, qui n’a cessé de puiser dans les souvenirs de sa patrie d’origine, le Québec, et dans son environnement européen pour exprimer l’universalité de la condition humaine et dont la maîtrise de l’art de la nouvelle est reconnue internationalement.
  • Le prix Gérard-Morisset (patrimoine) est décerné à l’ethnologue Paul-Louis Martin, qui a placé la défense de la culture matérielle au cœur de son engagement social en se distinguant tout à la fois comme théoricien et comme homme de terrain dans son milieu de vie rural.
  • Le prix Albert-Tessier (cinéma) est attribué à la cinéaste Léa Pool, qui a exploré tant la fiction que le documentaire dans des films sensibles et à l’esthétique particulière mettant en lumière une quête identitaire plus intimiste que politique, nourrie par la réalité des immigrants et la dualité homme-femme.
  • Le prix Georges-Émile-Lapalme (promotion de la langue française) souligne l’exceptionnelle carrière de linguiste de Marie-Éva de Villers, qui a atteint l’excellence dans chacun des prismes de la langue qu’elle a voulu valoriser et dont le grand public a reconnu les mérites en faisant un succès de vente de son Multidictionnaire de la langue française.

Des entrevues d’une durée d’environ trois minutes ont été réalisées avec les lauréates et les lauréats des Prix du Québec. Il est possible de les visionner à l’adresse suivante : www.prixduquebec.gouv.qc.ca.

Rappelons que les Prix du Québec, qui existent depuis 1977, consistent en une bourse de 30 000 $. Les lauréats reçoivent en plus un bouton de revers portant le symbole des Prix du Québec, un parchemin calligraphié et une médaille en argent, création exclusive, cette année, de la joaillière Christine Larochelle. Les médailles sont présentées dans un écrin réalisé par la relieure Lorraine Choquet.

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