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La télédistribution

Le secteur de la télédistribution enregistre une croissance rapide depuis l'an 1998. Son chiffre d'affaires a augmenté de 51 % pour atteindre 1,1 milliard de dollars en 2004 et il emploie environ 3 600 personnes.

La télédistribution comprend les entreprises de câblodistribution, les services de radiodiffusion directe par satellite (Bell ExpressVu et Star Choice) et les services de distribution multipoints (Look Communications). Il peut aussi inclure les entreprises de télécommunications lorsqu'elles retransmettent des services de télévision et de radio par leur réseau.

Diversification du secteur

Depuis la fin des années 1990, les entreprises québécoises de câblodistribution distribuent les services télévisuels en mode numérique plutôt qu'analogique. Ceci leur permet de distribuer un nombre beaucoup plus grand de chaînes de télévision et de radio. En septembre 2005, 32 % de leurs abonnés optaient pour le câble numérique. Quant aux autres télédistributeurs, ils retransmettent les chaînes en mode numérique depuis le début de leurs opérations.

Les câblodistributeurs offrent également l'Internet haute vitesse où ils comptent déjà près de 675 000 abonnés, soit l'équivalent de près de 40 % de leurs abonnés. Depuis janvier 2005, ils ont commencé à offrir la téléphonie selon le protocole Internet (PI). Au cours des prochains mois, ils offriront la téléphonie sans fil.

Les enjeux

Les nouvelles technologies (satellites, Internet, télévision mobile et haute définition, etc.) auront des impacts sur la culture et le système de radiodiffusion. Déjà, l'octroi de deux licences de radio par abonnement par satellite (juin 2005) a fait ressortir la faible disponibilité des contenus en français des services de radio, d'où l'importance de développer et de distribuer à la population québécoise, de nouveaux services francophones.

Sous l'impulsion de la mondialisation et des technologies, les télédistributeurs offriront beaucoup de nouveaux services télévisuels étrangers et de services hors programmation aux ménages québécois, ce qui nécessitera des investissements importants dans leurs réseaux (et la recherche) pour augmenter leur capacité de transmission.

Dans un contexte de libre échange et de déréglementation, les télédistributeurs chercheront à bénéficier d'un régime réglementaire permettant une concurrence saine et équitable. Par ailleurs, des pressions s'effectueront pour abolir les restrictions aux investissements concernant la propriété. Cela présente certains problèmes dans la mesure où les entreprises de câblodistribution possèdent une partie importante des télévisions québécoises et que ces entreprises sont toujours considérées comme une partie intégrante du système de radiodiffusion.

Les télécommunications

Le secteur des télécommunications rejoint la presque totalité des ménages québécois avec un taux de pénétration avoisinant les 99 % (services filaires + services sans fil).

Au niveau de la téléphonie filaire, les principales entreprises sont les compagnies de téléphone titulaires autrefois détentrices de monopoles. Il s'agit de Bell Canada, de TELUS Québec, de Télébec et de 12 petites compagnies de téléphone indépendantes.

Téléphonie sans fil

Le Québec est desservi par Bell Mobilité (49 % des abonnés en 2004), TELUS Mobilité (18 % des abonnés) et Rogers sans fil (32 % des abonnés).

Source : CRTC, Rapport à la gouverneure en conseil. État de la concurrence dans les marchés des télécommunications au Canada, Ottawa, octobre 2005, page 81.

Beaucoup de concurrents dotés de leurs propres installations (ex. : Rogers, Vidéotron, Cogeco) et des revendeurs (ex. : Distributel, YAK Communications) offrent leurs services sur le territoire québécois.

Plusieurs fournisseurs de services Internet indépendants et Télésat Canada, fournisseur de services de télécommunications par satellites, complètent le portrait des entreprises actives dans le secteur des télécommunications au Québec.

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