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Allocutions

Madame Marie Montpetit ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française.

Allocution de madame Marie Montpetit
Ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française


À l’occasion du vernissage de l’exposition Alberto Giacometti

Québec, le 7 février 2018

Le texte prononcé fait foi


Distingués invités,
Chers amis,

L’auteur Paul Valéry, émerveillé de la force d’évocation et de l’énigme qui s’attachent aux pas de l’œuvre la plus célèbre d’Alberto Giacometti a un jour écrit :

« Que nous veut-il? Que veut-il nous dire, cet homme « immobile à grands pas »?

Cet Homme qui marche que nous pouvons admirer dans cette exposition, Giacometti l’a retravaillé jusqu’à la fin, fasciné par le fait qu’avancer n’est, pour l’humain, possible que par une chute vers l’avant, un déséquilibre récupéré à tout moment.

En réalité, tout le travail de Giacometti est ainsi orienté sur le mystère de notre existence, de notre rapport au monde, voire de la nature même de la réalité.

Que l’on contemple ses tableaux à la troublante beauté ou ses sculptures immensément variées.

Que l’on s’arrête à sa période surréaliste, à ses œuvres d’après-guerre ou à son retentissant succès des années 1960, on comprend d’un seul regard que l’on est en présence de l’un des plus grands artistes de tous les temps.

C’est donc avec le sentiment de vivre un moment unique de l’agenda culturel du Québec que je prends part au vernissage d’une exposition exceptionnelle.

Une exposition qui est rendue possible par deux initiatives pour lesquelles le gouvernement a joué un rôle déterminant.

La première est l’aménagement de ce merveilleux pavillon Pierre Lassonde, une initiative gouvernementale et privée qui a donné à Québec un bâtiment phare d’envergure internationale.

L’autre réalisation dont je veux faire état est la nouvelle mesure d’aide financière à l’intention des musées d’État.

Grâce à ce volet désormais inscrit dans l’Entente de développement culturel liant la Ville de Québec à notre ministère, la Capitale est à même de produire et de coproduire des expositions internationales majeures sur son territoire.

Ce seront des événements mettant à la portée de tous le patrimoine artistique mondial, créant une dynamique effervescente dans la capitale et générant d’importantes retombées par un tourisme culturel de qualité.

Dans le cas présent, la mesure a permis de consacrer une enveloppe de 1 M$ pour la venue de cet événement autour d’Alberto Giacometti, entre son passage à la Tate Modern de Londres et sa présentation au musée Guggenheim de New York.

Avant de conclure, je tiens à remercier la Fondation, le conseil d’administration ainsi que l’équipe du Musée national des beaux-arts du Québec qui ont établi une complicité des plus fécondes entre les généreux commanditaires, la Fondation Giacometti de Paris, la Ville de Québec, ainsi que la Fondation Alberto et Annette Giacometti.

Et j’invite la population à découvrir Alberto Giacometti, un créateur qui, sans jamais quitter son minuscule atelier, a conquis le monde avec des propositions universelles et profondément authentiques; des œuvres étonnantes, émerveillées, ironiques, méditatives et accessibles à toutes les sensibilités.

Je suis convaincue que les visiteurs émergeront de cette extraordinaire invitation au voyage avec un regard renouvelé sur notre condition d’êtres vivants parcourant la Terre vers notre destinée inconnue, à la façon de cet inoubliable Homme qui marche.

Merci et excellente soirée à tous!

 

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